Préservons nos arbres

Arbres dans la ville de GenèveCela ne fait plus aucun doute, le taux de canopée doit encore être augmenté pour préserver la fraicheur en milieu urbanisé mais comment faire ? Le manque d’espace en surface, l’encombrement du sous-sols et les contraintes techniques et légales ou enjeux financiers sont énormes. Pour ne pas cuire demain il faut le courage de préserver les arbres et d’en planter davantage, au niveau de la planification future mais aussi de la révision de cette planification lorsqu’elle ne s’est pas encore concrétisée et encore sur le terrain partout non seulement où cela est possible mais nécessaire. Raison pour laquelle en 2019 j’ai déposé une motion pour préserver nos arbres M2586

Elle demandait à l’Etat de:

  • déterminer au niveau cantonal et/ou communal un pourcentage de canopée permettant de répondre aux besoins de la collectivité sur les
    plans environnemental et sociétal ;
  • revoir les planifications directrices (p. ex. plans directeurs, plans localisés de quartier) afin de vérifier leur compatibilité avec la
    préservation du patrimoine arboré, des sujets remarquables et la plantation de nouveaux arbres ;
  • améliorer dans la mesure du possible ces planifications afin qu’elles répondent aux objectifs fixés en termes de climat, d’arbres, de biodiversité et de qualité de vie ;
  • réfléchir à un mécanisme d’encouragement pour inciter les propriétaires et promoteurs à modifier leurs projets pour répondre aux objectifs
    précités ;
  • promouvoir les démarches de plantation d’arbres chez les particuliers comme dans le cadre de projets et concours d’aménagement ;
  • collaborer activement avec les communes pour atteindre les objectifs
    énoncés ci-dessus.

Les députés en commission n’ont pas souhaité revoir les planifications directrices et ont modifié ma motion pour n’inclure que les nouveaux plan localisés de quartier. Cette version soft a fait l’unanimité au parlement qui l’a votée le 17 mars 2022. Le temps parlementaire est décidément très long.

Les effets du changement climatique se font sentir aujourd’hui et seront encore pires demain. Peut-on se permettre le luxe de laisser la température encore augmenter et balancer le problème à la génération d’après ?

Heureusement, l’administration cantonale n’a pas attendu que les travaux parlementaires se terminent pour se mettre au travail et je l’en remercie vivement. Sur les 120 PLQ en force qu’elle a révisé, près de 80% devraient être adaptés ou abrogés afin de mieux tenir compte de la végétation naturelle qu’ils menacent, cela implique cependant de rentrer en négociation avec les propriétaires et promoteurs et là, ça se complique et personne n’a envie à l’évidence de se compliquer la vie ou de dépenser davantage aujourd’hui quitte à le regretter demain.

Je ne peux qu’encourager l’administration à poursuivre le travail entamé et espérer que cette révision débouche sur des solutions répondant à l’urgence climatique et à la préservation de la nature en ville.

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