Fin des petits avions à Cointrin ?

Dès le 30 octobre 2013, les usagers de la piste gazon doivent respecter les écarts de 3 minutes avec les vols commerciaux, prioritaires. C’est une mesure de sécurité visant à empêcher le risque que les petits appareils ne soient entrainés dans les tourbillons de sillage provoqués par les gros appareils. Précisions que cette mesure de sécurité résulte d’une recommandation internationale dépourvue de caractère impératif mais que l’Office de l’aviation civile a décidé d’appliquer à la lettre et ce, alors même qu’une nouvelle norme plus souple sera bientôt appliquée en Europe.

A cause de l’augmentation du trafic aérien, l’utilisation simultanée de la piste gazon et de la piste béton devient impossible de même que le décollage ou atterrissage des petits avions vu qu’on ne leur en laisse plus le temps entre deux avions commerciaux. Le 1er novembre annonce-t-il la fin de l’aéroclub et, dans son sillage celle de la formation des pilotes ?

J’ai pensé déposer une motion pour tenter de sauver l’aéroclub mais la réponse apportée par le gouvernement à la question posée précédemment par un collègue député m’en a dissuadé. Il fallait un texte plus fort garantissant résolument la multifonctionnalité de notre aéroport. C‘est donc un projet de loi (PL 11320)  modifiant la mission de l’aéroport pour y inclure la formation des pilotes que j’ai déposé au début novembre 2013. Notre unique aéroport cantonal doit pouvoir assurer la formation de ceux qui, un jour, piloteront les vols commerciaux que nous utilisons et cette formation passe naturellement par l’aéroclub de Genève.

La disparition de l’aéroclub offre une piste royale  pour une croissance de l’aéroport qui risque d’aller bien au-delà des 20 millions de passagers ! Une telle ambition dépassant largement les capacités de notre territoire  et de nos infrastructures est clairement déraisonnable. Notre aéroport, j’y suis attachée, j’habite à côté, je suis presque née dans un avion et je ne souhaite pas sa disparition. Ce que je souhaite, c’est que les instances qui le dirigent n’oublient pas que c’est un aéroport urbain, qu’il s’inscrit dans un territoire habité  et limité et qu’ils tiennent aussi compte de ces voisins humains qui en subissent les nuisances au quotidien.

A ce sujet voir aussi la motion déposée au niveau municipal  en 2012 et la réponse très complète du Conseil administratif de Vernier

 

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